Pôle Image


Le nouveau guide de l’ACAP

Ce dernier mois de l’année 2017 est marqué par la parution du Guide de l’action éducative et culturelle cinéma ! Cette édition interactive, basée sur la mise à disposition de conseils, de ressources, de points de réglementations, de contacts, est véritablement pensée comme un outil au service des professionnels de l’éducation, de l’animation, du social, de la culture souhaitant mettre en place des projets dans le champ du cinéma et de l’audiovisuel.

Le Pôle Régional d’Éducation à l’Image de la région Hauts-De-France a publié son Guide d’action éducative et culturelle cinéma sous la forme d’un PDF interactif pour l’année 2018 : un véritable outil pédagogique pour n’importe quel professionnel de l’éducation, de l’animation, de la culture et de l’audiovisuel.

Il permet de répondre à de nombreuses questions récurrentes que chaque professionnel qui désire créer ou développer des projet éducatifs et culturels peut se poser. Qui peut faire un atelier, comment choisir un film, quelles sont les réglementations en matière de diffusion, comment monter un ciné-club, comment initier un partenariat avec une salle de cinéma, et pour finir, quelles sont les structures d’éducation à l’image existantes en France ? Tant de point obscurs auxquels les professionnels peuvent faire face, qui seront éclaircies à l’intérieur de ce guide.

La plaquette sert d’outil d’accompagnement pour aiguiller tout porteur de projet dans la création et le développement d’ateliers ; qu’il s’agisse d’atelier de programmation ou de pratique (fabrication de films, ou pratique d’arts visuels innovants) encadrés par des professionnels du cinéma (ou bien de rencontres avec des équipes de films à l’issue d’une séance (pris en charge intégralement par la politique tarifaire de Passeurs d’Images pour un public prioritaire). 

Découpé en trois parties, le guide aborde dans un premier temps la diffusion des films en contexte d’atelier (projections non-commerciales), puis la pratique audiovisuelle, et pour finir, un annuaire presque exhaustif des structures, salles de cinéma, circuits itinérants, festivals et manifestations cinématographiques, mais aussi des prestataires de cinéma en plein air, et même une partie consacrée aux formations au cinéma et à l’audiovisuel ainsi que les chaînes de télévisions et web locales en Hauts-de-France.

Simple et intelligible, le guide explique d’abord à ses lecteurs comment organiser une projection, selon qu’elle soit en salle de cinéma, au sein d’un circuit itinérant, en plein-air ou au sein d’un ciné-club. Il définit ainsi chaque terme, explicite la différence entre une séance commerciale et une séance non-commerciale – et comment la mettre en place ; 

et lui demande d’être attentif à différentes notions : de la nature du visa d’exploitation au dispositif de limite d’âge mis en place par le CSA en passant par le droit de diffusion des distributeurs et des producteurs ou de la SACEM. 

Vous pouvez retourner ces informations pour le territoire alsacien sur notre site Parcours Image, à l’adresse:

[ Sur ParcoursImage : comment organiser une projection ? http://www.parcours-image.fr/actions-hors-temps-scolaire/organiser-une-projection/ 

Par ailleurs, le guide n’oublie pas de rappeler aux professionnels de l’éducation aux images que les salles de cinéma ainsi que les circuits itinérants sont leurs interlocuteurs. Les exploitants en effet n’ont pas pour unique vocation de faire circuler des DCP dans leur salle, ils peuvent, bien évidemment, être source de proposition et d’accompagnement pour les professionnels de l’éducation aux images. 

Si le guide est didactique, c’est parce qu’il explique comment, pas à pas, il peut construire son projet, en plus de lui suggérer différentes idées. S’il explique en effet où projeter les films, comment, et avec qui, il demande à son lecteur de s’interroger pour qui et pour quoi initier une telle démarche : avec quel type de public, pour ouvrir un débat, pour faire connaître l’Histoire ou l’histoire du cinéma, pour faire découvrir quoi, finalement ?

Le guide explique clairement au lecteur comment trouver ses films : d’abord en cherchant auprès de distributeurs institutionnels, en lui fournissant une liste des catalogues institutionnels existants ; et en lui suggérant des sources d’inspiration comme les Festivals ( plus de 600 en France ! ), des sites web concernant le cinéma jeune public ou les films recommandés et soutenus par l’ACID ou l’ADFP par exemple. Bien sûr, l’ACAP recommande aussi la possibilité de prendre directement contact avec les distributeurs et les producteurs afin de négocier les droits de diffusion s’ils ne souhaitent pas se tourner vers des catalogues institutionnels.

Maintenant que le professionnel a su délimiter son projet, pour qui, pour quoi, où, avec qui, et comment, le guide lui soumet des idées pour accompagner la dite projection :

  • En amont en organisant des discussions, une présentation du film, en étudiant l’affiche, etc.
  • Pendant la projection : en vérifiant la qualité de la projection, en demandant aux exploitants s’il est possible d’organiser un accueil spécifique ( dans la cabine de projection par exemple ), en vérifiant les consignes de sécurité lors d’une projection, etc.
  • Après la projection : en racontant l’histoire, en étudiant une scène du film, différents travaux pédagogiques autour du film, amenant les spectateurs à avoir un point vu au delà d’un point de vue esthésique. 

 Les outils itinérants d’éducation à l’image : http://www.parcours-image.fr/actualites/2017/11/outils-itinerants-deducation-a-limage/ ]

Mais la projection n’est pas l’unique mode possible pour sensibiliser les publics à la culture cinématographique, et le guide amène dans un second temps toutes les clés pour que le professionnel amène la pratique audiovisuelle à son public, comme la réalisation d’un court métrage, activité collective qui permet d’exploiter le regard critique qu’ils se sont forgés sur les images, tout en créant des liens sociaux et stimulant la créativité individuelle. 

  [ Sur ParcoursImage : comment monter un atelier : http://www.parcours-image.fr/actions-deducation-aux-images/monter-un-atelier/

Si d’emblée, le guide annonce que quatre journées seront au minimum demandées pour une telle pratique, il lui soumet également de nombreuse suggestions pour stimuler l’imagination collective, ainsi que différentes techniques : « le tourné-monté », « la vue Lumière », « le montage », « la création d’une bande sonore », « filmer à la manière de », afin que lui et son groupe puissent se focaliser plus rapidement, et soient rapidement productif et créatif. 

Parcours Image a regroupé ces idées d’ateliers sous formes d’une « Boîte à idées », accessible à cette adresse:  Boîte à idée pour les ateliers : http://www.parcours-image.fr/boite-a-idees/ ]

D’autre part, l’ACAP invite encore les professionnels de l’éducation et de l’animation à faire appel à de vrais professionnels du cinéma pour venir mener de tels ateliers ou encore témoigner de leur métier ou de leur réalisation avec des images, des documents et des exercices à l’appui, et ainsi faire connaître leur domaine d’activité, face à ce public en phase de découverte. Vous pouvez vous reporter à l’exemple alsacien de Fabrique ton média, monté par Alsace Cinémas en partenariat avec France 3, qui s’engage sur la médiation autour du métier de journaliste: http://www.parcours-image.fr/fabrique-ton-media/

Le guide rappelle enfin, qu’en dehors de l’atelier de pratique bien connu, existe l’atelier de programmation, comme initiation vers le cinéma, qui consiste en un cycle de ciné-débats, encadré par un professionnel sur un thème défini, avec un public régulier de préférence. Il permet au public de découvrir de nombreux films qu’il n’aurait peut-être jamais vu en dehors de cet atelier, comme le court-métrage, ou le documentaire ; il propose, dans la même lignée, de constituer un jury pour un festival ou un atelier de critiques de cinéma ( écrites,  vidéos ou radios ). Ces trois dernière méthodes permettent au public d’approfondir la connaissance d’un film, et la découverte du milieu cinématographique, par une voie moins traditionnelle que celle de la projection.

Pour l’organisation de projection ciné-débats et la recherche de titres de films par thématique, vous pouvez vous reporter à des sites type « Cinéfiche » qui permet de chercher aussi un film en fonction de la langue originale dans lequel il est diffusé.

Le site Cinéfiches propose un classement des films par nationalité, il peut être utile d’après la demande des publics avec qui vous travaillez, s’il s’agit d’un public d’étrangers arrivés récemment en France, migrants, mineurs isolés ou immigrés souhaitant renouer avec leur culture g’origine.Le choix est grand, classé par ordre de sortie, et peut sensiblement vous donner des idées pour l’achat de DVD : http://www.cinefiches.com/voir_theme.php?id_famille=16

Par ailleurs, nous vous invitons à vous rendre dans les cinémas Star et Star Saint-Ex, qui offre à son public une programmation cosmopolite. Il vous reste également encore quelques jours ( jusqu’au 12 décembre ) pour profiter du Centenaire de la Révolution Russe à L’Odyssée, qui propose des « Trésors du cinéma soviétique des années 1920 », à l’occasion de la semaine du cinéma Russe qui se déroule chaque année du 8 novembre au 12 décembre à Paris. Quant à l’année prochaine, n’hésitez pas à vous rendre en Moselle à Fameck pour le festival du Film Arabe, qui a lieu chaque année en octobre ou du festival du film italien à Villerupt.

Sites qui proposent des DVD sous-titrés :

Amazon : amazon.com

Arte : https://boutique.arte.tv

Bachfilms : http://bachfilms.com

Barnes & Noble : https://www.barnesandnoble.com/b/movies-tv/_/N-8qh 

Carlotta Films : http://www.carlottavod.com/dvd.html

Films sans frontières : http://www.films-sans-frontieres.fr

Kino Lorber : https://www.kinolorber.com 

Potemkine : http://www.potemkine.fr/ 

Editions Montparnasse : http://www.editionsmontparnasse.fr 

RUSSE & SOVIETIQUE 

Kinoglaz : http://kinoglaz.fr 

Ruslania : https://ruslania.com 

Ruscico : http://www.ruscico.com/ 

En fait, c’est clé en main que repart le lecteur après avoir suivit ce guide. Si le travailleur social ou le professionnel de l’éducation cherche comment initier différents publics à la culture cinématographique, ce guide lui permettra, quant à lui, d’être initié en matière d’éducation culturelle. Car il est vrai que le champ de l’éducation et l’image, et le guide de l’ACAP ne semble oublier aucun domaine, bien qu’il précise dès le départ, qu’il ne pourra pas être exhaustif : de la genèse du projet, à sa mise en place, sans oublier toutes les réglementation que sont le  droit d’auteur, le droit à l’image, les droits musicaux, et même l’assurance. 

Aussi, le guide de l’ACAP propose le prêt de matériel par des structures audiovisuelles de la région comme la mallette pédagogique Balbu-Ciné, une petite malle, qui à l’image de la mallette pré-cinéma que nous vous proposons chez Alsace Cinémas, permet aux différents publics de manipuler les objets optiques nés avant la  projection sur grand écran. 

Voir l’article de ce mois sur les deux mallettes Alsace Cinémas, « Son » et « Pré-cinéma »: http://www.parcours-image.fr/actualites/2017/12/pole-va-mettre-pret-mallette-pre-cinema-mallette/

Le guide offre également une liste des logiciels libres de droit que l’on peut utiliser pour les ateliers, comme Gimp ; Jahshaka ; Shotcut ; Audacity ; Monkey Jam et explique que l’association Oisux semble être un bon interlocuteur à ce propos, puisqu’elle défend l’utilisation des logiciels libres.

→ Sur le VJing : http://www.parcours-image.fr/actualites/ateliers/atelier-pratique-vjing/ 

À lui seul, le guide de l’ACAP sert de véritable conseiller pédagogique pour tout professionnel voulant faire émerger un projet d’éducation culturelle.