Education à l'Image


Bilan des ateliers Passeurs d’Images 2017


Passeurs d’Images est un dispositif à vocation culturelle et sociale d’éducation à l’image, alliant la diffusion et la pratique, à destination de publics jeunes ou adultes, n’ayant pas ou peu accès à l’art cinématographique.
Il est mis en œuvre et coordonné au niveau régional par Alsace Cinémas, en lien avec les partenaires sociaux et culturels régionaux. La coordination est soutenue par la DRAC Alsace. Ainsi, la coordination régionale Passeurs d’images effectue un travail d’accompagnement des projets, de leur élaboration jusqu’à leur restitution, grâce à son expertise, son réseau et ses ressources. Par ailleurs, des formations sont régulièrement proposées autour de l’éducation à l’image et de ses pratiques pour initier les structures intéressées et leur personnel.

A l’occasion du lancement de la nouvelle saison Passeurs d’Images (prochain appel à projets : avril) que nous inaugurerons par les Rencontres Régionales du 12 février, nous vous proposons un bilan enrichi de tous les ateliers subventionnés par Passeurs d’Images en Alsace en 2017. Vous trouverez des liens vers la Vidéothèque des films d’ateliers, ou vers la boîte à idées avec des détails pédagogiques et des extraits des journaux de bord des intervenants qui  ont mené ces ateliers.

Voici l’ensemble des ateliers subventionnés par Passeurs d’Images en Alsace en 2017 via la coordination régionale Passeurs d’Images:

Ceux qui figurent dans la boîte à idées:
Ceux qui figurent dans la vidéothèque:
  • Atelier de réalisation documentaire Cinétaque, qui a donné lieu à 3 films d’ateliers :
  1. A livre ouvert
  2. Les vies, elles changent
  3. Ma place Sainte Madeleine
  • Atelier de réalisation fiction au festival « les Petites Bobines » au Cinéma Bel Air de Mulhouse, qui a donné lieu à 2 films d’ateliers :  
  1. Duel au Bel Air
  2. Le Fantôme de la Colonie
  • Atelier de réalisation fiction par l’association Arachnima lors de sa tournée d’été en quartiers, qui a donné lieu à 2 films d’ateliers :  
  1. La Planète Hale
  2. Là-Bas
  • Ateliers de réalisation documentaire de l’opération « Quartier par mes yeux » : atelier mené dans 3 quartiers de Strasbourg
  1. au Neuhof 
  2. à Cronenbourg
  3. à la Meinau
  • Parcours de cinéma en festival pendant « Chacun son court » à Strasbourg.
  • Ateliers de réalisation de films d’animation au Festival « Animastar », qui a donné lieu à 2 films d’ateliers:
  1. Drôle de contes
  2. Quel cirque !
Le restant (voir documents associés sur la droite) :
  • Planète MAS – Atelier de réalisation de documentaire d’information
  • Action de sensibilisation et de médiation autour d’une projection au Cinéma Star
Restitution d’un atelier Passeurs d’Images 2018 à la Semaine du Son:

L’association GIAA (Groupement des intellectuels aveugles et amblyopes), qui regroupe un public de malvoyants, a déjà participé à l’audioguide « Vous êtes ici » en 2016 par le biais d’une création sonore intégrée, par des captations sonores réalisées avec du matériel professionnel, en collaboration avec la « Cie Le Bruit qu’ça coûte ».

Cette nouvelle création sonore, soutenue par Passeurs d’Images en septembre 2017, a pris pour décor la Place d’Austerlitz, et la forme d’un documentaire sonore d’une dizaine de minutes. Les participants sont passés par trois phases d’initiations pour cela :

  • Ecriture à partir des captations réalisées et darchives audio
  • Mise en voix de l’écriture par les membres du GIAA
  • Quelques notions de montage pour valider des choix d’écriture sonore.

Cette création collective questionnera la notion de mobilité dans la ville perçue par des usagers non-voyants de transports en commun, équipés d’outils permettant (ou non) une orientation et l’usage des services en place. Il révélera également les rapports avec les personnes à mobilité moins réduite et les carences en terme d’adaptation à certains handicaps. Cette création sonore doit intégrer une posture artistique d’une part, et une démarche historique ou anthropologique d’autre part, avec comme objectifs :

  • sublimer par le son et la plume la réalité sonore des lieux
  • inclure à l’univers poétique et émotionnel créé des éléments factuels ou fonctionnels appartenant à l’histoire des lieux et des hommes.

Les participants non-voyants à cette aventure artistique possèdent, malgré leur handicap, autant de capacités que les voyants quant à la qualité d’écoute et l’aptitude à analyser un paysage sonore d’un espace public. L’apprentissage technique (manipulation du matériel d’enregistrement par ex.) se transmet de façon orale et au touché. Un accompagnement permanent de l’équipe artistique de la Cie durant les phases de captation et d’écriture palliera éventuellement aux difficultés de mobilités des participants. Les choix artistiques seront pris en concertation. Les outils numériques permettent aujourd’hui une plus grande accessibilité.

La réussite du projet tient au fait que la non-voyance doit devenir un atout et non pas un handicap dans le processus de création sonore.
La création sera présentée au public dans le cadre d’une soirée d’audition (avec d’autres créations) lors de la Semaine du Son 2018, le 9 février à 19h30, puis sera mis en ligne sur le site de la Cie Le Bruit qu’ça coûte pour téléchargement libre, puis mi-2018 téléchargeable grâce à une application smartphone « Vous êtes ici »